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L'oiseau vert

D’APRÈS L’ŒUVRE « L’AUGELLINO BELVERDE » DE CARLO GOZZI

CRÉATION 2018 DE LA COMPAGNIE

DU THÉÂTRE DES ASPHODÈLES

DIRECTION ARTISTIQUE THIERRY AUZER

ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE LUCA FRANCESCHI

Une fable théâtrale pour faire rêver les grands et réfléchir les petits.

Renzo et Barbarina, jumeaux du Roi Tartaglia et de la Reine Ninette, ont échappés de justesse lors de leur naissance à la mort commanditée par leur Reine-mère de grand-mère, Tartagliona Reine des Tarots, qui au départ du Roi pour la guerre décide d’enterrer sa bru dans le trou de l’évier et de faire disparaître sa descendance.
Recueillis et élevés par un couple de charcutiers, Truffaldino et Smeraldina, les jumeaux finissent par se faire pousser à la porte ; les bâtards avec toute l’affection qu’on leur porte coûtent tout de même chers à élever !
Ils voient dans cet exil le parfait pèlerinage pour mettre à bien et en pratique les grands principes de philosophes sur lesquels ils ont cultivés leur éducation. Mais le froid, la faim et la pauvreté, la nécessité, deviennent une réalité qui aisément viennent bousculer les valeurs de pensées et de conduite dont les jeunes gens s’enorgueillissaient : ils trouvent bientôt la richesse, courent après la beauté et le pouvoir...
Chacun finir à à sa place, des parents adoptifs qui au final sont toujours présents à accompagner la jeune génération et veiller sur elle, au roi qui retrouve sa reine et se détourne de la convoitise qu’il a pu avoir pour sa fille, et la vieille reine et vil conseiller en animaux, rattrapés par leur intrigues finissent bel et bien métamorphosés...
Statue qui parlent, enchantements, prophéties les amènent d’épreuves en épreuves à éprouver leur foi et à interroger les fondements véritables de ce qui fait de chacun d’entre nous un être humain. ...

Avoir choisi de défendre à l’aube de nos 25 ans de compagnie de Commedia dell'arte un texte de Gozzi n’est pas anodin. Si son contemporain Goldoni est de nos jours reconnu pour être l’auteur de référence de textes de Commedia dell'arte, c’est bien Carlo Gozzi qui a toujours défendu ce genre dans sa tradition et formes d’origine mais également pour la capacité de cette discipline théâtrale à toujours aller se renouveler et se confronter à son époque, son public, en s’appuyant aussi sur le contexte géographique, sociétal ou politique de l’instant.
Aussi, monter « L’Oiseau Vert » se pose pour nous comme un choix évident. Tous les ingrédients de la Commedia dell'arte traditionnelle sont présents dans cette fable et offrent en même temps une grande souplesse d’inventivité dans le traitement possible en mise en scène ; le texte, pour avoir été écrit au 18ème siècle et dénoncer vertement la philosophie des Lumières, se révèle également d’une grande force et extrêmement contemporain dans l’adaptation que l’on peut en faire.

AVEC SERGE AYALA, MARIE COUTANCE,

PAOLO CROCCO, GAËLLE KONATÉ VALENTIN,

NATHALIE ROBERT, FRÉDÉRIC TESSIER

CHANT POLYPHONIQUE SOPHIE LAVALLÉE

SCÉNOGRAPHIE THIERRY AUZER & VINCENT GUILLERMIN

COSTUMES BOUCHE KOOZU

MASQUES STEFANO PEROCCO & RÉMI CASSAN

LUMIÈRES ROMUALD VALENTIN

PHOTOGRAPHIES MICHEL CAVALCA

VISUEL LINE VILLENEUVE

COPRODUCTIONS MAISON DU PEUPLE - PIERRE-BÉNITE, L’ESPACE

CULTUREL SAINT-MARC - LYON, AVEC LE SOUTIEN

DE LA VILLE DE LYON ET LA RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

ET LA SPEDIDAM

ESPACE PRO

CONDITIONS TECHNIQUES :

8 PERSONNES EN TOURNÉE :
6 COMÉDIENS - 1 RÉGISSEUR - 1 ADMINISTRATEUR
PLATEAU : OUVERTURE MINI 8M / PROFONDEUR MINI 6,5M
HAUTEUR MINI 4,5M
PENDRILLONAGE
PLAN DE FEU ADAPTABLE EN FONCTION
DU MATÉRIEL DU LIEU D’ACCUEIL

CONTACT : 06 45 56 34 53 / 04 72 6112 55
COMPAGNIE@ASPHODELES.COM

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NOTE D'INTENTION

Pour la compagnie des Asphodèles, cette création se présente dans la continuité de notre ouverture à une commedia dell’arte moderne, féconde et réaliste. C’est aussi une ouverture à un texte qui se veut une critique de la philosophie des lumières, une fable onirique au service de la pédagogie. Nous “sculptons” ici une pièce qui portera un regard incisif et contemporain sur nos relations humaines et familiale. Un « air de famille » du 18ème siècle, une sorte de psychologie du détachement impliquant le rejet de l’amour propre comme un égoïsme déguisé en amour pour autrui, croisant les figures de la Commedia dell’arte dans la grande famille culturelle commune. L’aspect social de cette pièce nous permettra de transposer cette réflexion de Gozzi à nos jours, une adaptation pour l’émancipation à l’égard des traditions et des sentiments d’attachement. A la façon d’un jean de la fontaine, nous aimerions que le public trouve une morale à ce texte parfois hilarant « qu’il est dur d’être puissant », « la pompe monarchique me fuit », mais aussi cruel...., émouvant....
Un spectacle “tout public” ou chacun trouvera sa partition, car au fond de chaque spectateur, un enfant sommeille qui rêve de s’ébrouer dans une fange dorée et supposée facile, tandis qu’à côté de lui un adulte (c’est-à-dire un enfant qui joue au grand) se pince le nez, un sourire narquois, mais finalement complice, aux lèvres. Ce spectacle nous le voulons précisément pour ces deux plaisirs. De quoi se plaint-on ? ...

Le choix de monter « l’oiseau vert » arrive dix huit ans après avoir monté en coproduction avec les Célestins Théâtre de Lyon, “l’Amour des trois oranges”, dans lequel on retrouvait certains personnages... Ninette, Tartaglia, Truffaldino, Sméraldina, Pantalone et Brighella !
Retour donc à nos premiers amours, la commedia dell’arte, avec sans aucun doute des traces du travail effectué ces dernières années, mais un retour certain aux facéties, à l’improvisation, aux clins d’œil de l’actualité.
C’est aussi l’envie de redonner ces lettres de noblesse à la commedia dell’arte, qui bien souvent respire le facile ou l’à-peu-près et cela sans prétention. Notre compagnie propose un travail artistique issu de cette discipline, qu’elle défend depuis vingt cinq ans pour être un genre théâtral scénique vivant, résolument contemporain et populaire, qui a su dépasser les enclaves des siècles, si tant est que ses principes fondamentaux soient respectés et que la forme en soit toujours renouvelée.
Réfléchir, se questionner sur les «artifices», les techniques pour aller toucher le spectateur au cœur et lui parler dans le creux de l’oreille. Le toucher par notre langage, réinventer l’échange et appeler à l’unisson au-delà des frontières. C’est l’émotion, le ressenti qui amène le spectateur à construire lui-même son parcours de vie, là où notre travail de créateur vient prendre place dans son regard sur lui-même et sur le monde.

Gozzi est un partisan du « bel ordre de la subordination », gageons que nous saurons en faire de même. Il comptait sur la mémoire et la curiosité de son public pour accueillir cette nouvelle pièce, nous comptons aussi raviver avec ce nouvel opus des complicités, des moments échangés et instants de scène partagés.